C’est l’histoire d’une petite fille chinoise de13 ans « Ma Yan qui voulait aller à l’école »
.Ses parents, comme beaucoup de Chinois sont paysans et sont pauvres. Elle a deux frères. Elle vit avec sa famille à Zhang Jia Shu, Un petit village éloigné de la richesse des villes.
Sa famille appartient à la communauté des Hui, de religion musulmane, alors que les religions les plus répandues en Chine sont le bouddhisme et le taoïsme.
Il faut savoir que la Chine est un pays immense qui fait 18 fois la France et qui comprend 56 ethnies différentes mais qui sont actuellement des minorités car 94% des chinois descendent des Han.
Sa mère Bai Juhua se prive parfois de manger pour nourrir ses 3 enfants. Son père Ma Dongji est méprisé par les villageois ainsi que ses beaux parents, parce qu’il ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa famille.
Ma Yan va à l’école accompagnée de ses frères. L’école est située dans le bourg de Yuwang, à 25 km de Zhiang Jia Shu. Les enfants restent toute la semaine et dorment à 10 dans un dortoir où ils se lavent, dorment et mangent. Le bâtiment n’est pas chauffé en hiver et chaque enfant a droit à 1 seau d’eau froide pour faire sa toilette.
Chaque fin de semaine, les enfants rentrent dans leurs familles, le trajet dure entre 4h et 5h.
Ma Yan a tant le désir d’étudier, mais durant sa dernière année à l’école primaire, ses parents veulent la retirer de l’école, par manque de moyens.Ce pendant, la fillette écrit une lettre à ses parents. Grâce au soutien de ses professeurs, elle peut retrouver ses camarades de classe.
A la fin de l’école primaire, elle passe les examens d’entrée au collège de filles de Tongxin, (le chef-lieu du district), le meilleur établissement de la région. Elle échoue et se retrouve dans un collège de niveau inférieur à Yuwang. Malgré ses difficultés, elle ne perd pas espoir ; « Je dois bien étudier » se dit-elle. « Bien que j’aie échoué cette fois, je suis déterminée à entrer au lycée dans trois ans. Je ne décevrai pas mes parents. »
Actuellement, l’association « Enfants du Ningxia » a vu le jour.
Elle donne la chance à d’autres enfants, essentiellement des filles, de la même province, de poursuivre leur scolarité. Une des bénéficiaires de cette aide est actuellement étudiante dans une école technique d’une autre ville. C’est une vraie lueur d’espoir pour ces enfants de familles défavorisées de cette province reculée.
Si vous êtes intéressés pour lire son livre, voici ses coordonnées :
« Ma Yan, qui voulait aller à l’école », édition Ramsay Jeunesse