Mystérieux Univers, tout sur le
Définition
ON va commencer par une définition de l’intuition, telle qu’on la trouve dans le dictionnaire :
« Action de deviner, pressentir, sentir, comprendre, connaître quelqu'un ou quelque chose d'emblée, sans parcourir les étapes de l'analyse, du raisonnement ou de la réflexion ».
Ainsi l'intuition s'oppose aussi bien à l'expérience qu'au raisonnement.
Et Voici ce que disait cet article du journal the Epoch Times (http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/10630/)
« Heureux ; en colère ; heureux ; vraiment heureux ». Une machine surveille le cerveau de Monsieur X qui ne semble pas dire les choses au hasard, bien qu’il ait subi deux hémorragies cérébrales endommageant le centre de traitement de la vision dans le cerveau et qui l’ont rendu aveugle.
On a présenté à M. X des photos de visages exprimant la peur, le bonheur et d’autres émotions et il a donné les réponses exactes à un niveau beaucoup élevé que ne l’aurait été le pur hasard. Existerait-il un moyen de voir en dehors de la vision oculaire? Ou s’agit-il d’un mode de réceptivité qui n’aurait pas encore été découvert?
Le Dr Alan Pegna de l’université de Nouvelles Galles du Sud en Australie et ses enquêteurs à Genève ont été étonnés des résultats de l’étude. Durant le scanner, on a remarqué une activité très nette dans l’amygdale droite de M. X, une activité tout à fait semblable à celle d’un sujet faisant la même chose mais avec un cerveau sain.
Certains scientifiques tirent de cette expérience une hypothèse tout à fait intéressante : l’éventualité d’un sixième sens. Pour d’autres, il s’agit ni plus ni moins que le début de la recherche scientifique sur une capacité bien connue depuis longtemps : l’intuition.
Bien que l’intuition ait été peu acceptée par les milieux scientifiques durant le siècle dernier, la reconnaissance de cette capacité a pris de l’ampleur dans le domaine de la neurophysiologie ces dernières années. Par contre, cette capacité qui est de connaître les choses avant qu’elles ne se soient passées, que ce soit des évènements lointains ou des changements imminents dans l’environnement, est bien connue depuis des milliers d’années par les peuples indigènes du monde entier.
Hypersensibilité ou sixième sens ?
Après le tsunami en 2004 en Asie, un représentant du gouvernement du Sri Lanka a fait des remarques très intéressantes : « la mer a rapporté des centaines de corps humains mais pas le moindre cadavre d’éléphant, de chat ou de lapin. C’est étrange qu’on n’ait pas vu d’animaux morts».
Les animaux auraient-ils la capacité de sentir un danger imminent? Comment ont-ils pu s’enfuir devant le tsunami? Juste quelques minutes avant que la mer ne s’enfonce dans les terres, les animaux ont filé désespérément vers les hauteurs de l’ile.
En même temps, les peuples autochtones de la région, avec derrière eux 60.000 ans de contact avec la nature, ont suivi le comportement des animaux et sont partis eux aussi vers les hauteurs. Il s’en suit que pratiquement tous les autochtones ont survécu au tsunami. Mais comment ces hommes et ces animaux ont pu percevoir ce danger immédiat? Peut on raisonnablement avancer que c’est du à leur intuition? Et s’il en est ainsi, comment fonctionne ce mystérieux mécanisme biologique?
Il n’est bien sur pas facile de répondre à ces questions. Selon certaines enquêtes, les peuples natifs de l’ile, en vivant tout près de la nature, ont, au fil de temps, intégré un grand savoir. Ils ont pu par exemple ressentir la résonance des pas des éléphants sauvages lorsqu’ils se sont précipités à l’intérieur de l’ile, ils ont observé l’étrange attitude des dauphins, des iguanes et des oiseaux aussi. Ainsi, ils ont pu percevoir de manière très efficace ce que les radars –qui d’ailleurs ne fonctionnaient pas à ce moment là – n’auraient pas forcément détecté ou su interpréter.
Dans un article paru dans la revue Science, des chercheurs de l’université St Louis de Washington ont expliqué que les clés d’anticipation que possèdent les peuples indigènes proviennent d’une région du cerveau appelée le cortex antérieur. Cette zone du cerveau devient active dans des situations où le changement de l’environnement reste imperceptible à la conscience mais nécessite une action pour assurer la survie de l’individu.
Mais pour comprendre comment les animaux ont eu l’intuition de l’approche du tsunami, ça c’est une tâche plus difficile. Des chercheurs en comportement animal suggèrent que des indices tels que des changements dans la pression atmosphérique, des vibrations du sol et les sons émis par les vagues qui avancent, des choses imperceptibles aux sens humains, peuvent donner des indices à certains organismes sur un danger imminent. On sait aussi que les oiseaux et les autres animaux quittent une zone juste avant une éruption volcanique.
De la même façon, des biologistes chinois ont étudié que quelques minutes avant un tremblement de terre, les chats, les chiens et les autres animaux domestiques de la région deviennent agités et dans certains cas hurlent, aboient ou miaulent de manière incontrôlée. Les serpents sortent de leur trou, les oiseaux voltigent dans leur cage et les rats courent frénétiquement.
Cependant beaucoup de scientifiques croient, aussi bien dans ce cas que dans celui de M. X, qu’il doit exister une méthode différente selon laquelle les formes de vie peuvent percevoir leur environnement autrement que par les sons, les vibrations, les odeurs, les images ou le goût.
Une capacité en léthargie
L’expérimentation initiale a été simple : on a pris une quarantaine de volontaires et deux photographes par test. Le directeur de l’expérimentation, Ronald Rensink, professeur assistant de psychologie et science de l’ordinateur à l’université de Colombie Britannique a choisi le sujet d’observation suivant: comment se sont produits les accidents dans les cas ou les chauffeurs responsables n’ont pas vu la voiture dans laquelle ils sont rentrés. Cette étude a été publiée par Science Psychologique.
Au début, on montra aux volontaires la photo d’une route, puis à plusieurs reprises on montra la même image. A un moment choisi par hasard, durant une nouvelle présentation, on change quelque chose dans l’image, qu’on enlève ou qu’on ajoute par exemple, mais ce changement, même significatif, reste souvent difficile à percevoir.
Le test demande que les volontaires appuient sur un bouton au moment où ils s’aperçoivent du changement. Quelle ne fut pas la surprise lorsque certains volontaires ont demandé à Rensink s’ils devaient presser le bouton lorsqu’ils voyaient vraiment le changement ou alors lorsqu’ ils avaient l’intuition que le changement allait se produire.
Ceci orienta de manière différente l’étude. Rensink nota que non seulement la majorité des volontaires se rendaient compte du changement au moment précis où celui-ci survenait, mais de plus, un tiers des sujets pressait le bouton juste avant la présentation de la photo.
Cette étude démontre que l’intuition pourrait bien être une façon extrasensorielle de détecter des changements infinitésimaux de l’environnement. Elle suggère que nous pourrions avoir la capacité de percevoir des stimuli impossibles à détecter, même avec une technologie de pointe.
Et pourrait-on faire quelque chose pour améliorer nos capacités intuitives? Pourquoi les animaux bénéficient d’une meilleure acuité intuitive que nous?
Nos ancêtres, intimement liés à la nature, avaient leur capacité intuitive développée d’où l’idée que nos contemporains, en s’appuyant de plus en plus sur la technologie pour comprendre le monde, ont perdu peu à peu leur capacité intuitive. Dans notre culture moderne, on accorde plus de crédit à des choses pouvant être facilement vérifiées.
Alors notre soi-disant avancée technologique nous ferait-elle perdre nos dons ?
"La seule chose de vraie valeur est l'intuition." de Albert Einstein
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Photo ici